L’EXAMEN – MERCI RONY

Voici le moment de vous parler de mes premiers roulements, mes premiers enfourchements, mes premières tétanies et mes innombrables conneries ! Je n’avais jamais vraiment roulé en deux roues avant juillet 2015. Oh j’ai bien planté une ou deux mob à l’instar d’un virage foiré presque 15 ans plus tôt… par contre j’ai la palme de la passagère en scoot des petits chemins de mes quartiers d’enfance. En soit, une expérience zéro.

Alors j’entreprends de m’inscrire à la session intensive spéciale débutant. Une semaine aussi éprouvante que décourageante ! Les traditionnels « J’en peux plus ! Je ne pensais pas que c’était aussi dur ! Je n’y arriveras jamais » (cette faute, c’est l’allure de ton éloquence causée par la fatigue accumulée, tu vois ?) ont résonné dans ma tête. Mais je n’ai rien lâché. Par la suite, je me suis rendue aux entraînements plateaux aussi souvent que je pouvais et je ressentais quelques améliorations. Le lent était de plus en plus maîtrisé mais la vitesse me donnait du fil à retordre. Au plateau comme en circulation, la vitesse n’a jamais été mon fort. « Quoi ?? T’es motarde et t’aimes pas la vitesse ??? » Et ouais, gars ! Dépasser de loin les limites ne me procurent aucune sensation si ce n’est celle de la peur. Mais je l’ai domptée malgré tout ! J’entends encore la voix d’un de mes instructeurs « Allez Nénette, on ouvre les gazzzzz ! » (celui-ci avait l’allure d’un savant fou. Il était capable de te décrire le paysage touristique et architectural d’une précision similaire à celle des moindres détails de la circulation et de tes erreurs mais en simultané !) Voilà comment je fis mon motard de chemin jusqu’à l’examen. Je n’ai jamais été autant victime du stress de ma vie alors que j’ai vécu des premières scéniques ou des auditions de danse ! FUCKING plateau ! Une première pour un tremblement de jambes comme jamais je n’ai subi, une deuxième pour un évitement qui était trop incertain.

Désespérée, je reprends les entraînements plateaux. Quand un mec, tranquille, aux allures de prof de surf mais emmitouflé jusqu’au nez, me sort un « et si tu appuyais avec ton pieds sur ta pédale ? ». P*****, mais t’étais où toi tout ce temps là ? Le détail technique qui a fait passer mon évitement de fragile à certain. À coups sûrs, je le passais, à droite et à gauche. C’était magique ! 3ème plateau soldé par un « excellent parcours mademoiselle » de la part de l’inspectrice qui détenait l’avis de mon triple A ! La circulation ne fut qu’une formalité pour une future pilote aussi attentionnée (peut-être autant flippée) que moi. Une fois le plateau en poche, c’est « easy » !

Merci Rony.

2 Comments

miam 4 décembre 2017

Et bien je suis RAVIE de lire cet article. Je recherche actuellement une moto-école qui fait des session « intensives » pour débutant (blindée d’heures) parce que oui ça fait deux ans que je suis passagère et cet été sur les splendides routes désertes des Highlands j’étais un peu jalouse même si c’était quand même le kiffe total. Puis merde moi j’veux une Triumph bordel !
Et même si ça a l’air vraiment éprouvant, je sens que la formule stage m’ait plus appropriée. Alors je suis contente de lire ton expérience, par quoi tu es passée, ça motive !
Merci Laëty, et je te souhaite plein de bonheur dans ce projet Miam.

    miam 17 décembre 2017

    Contente de pouvoir motiver quelques futurs motards et motardes 🤘🏼 ! C’est que du bonheur, fonce !

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