SE SHOOTER A LA BOBBER – MERCI NICO.

Tiens, tiens… Nico recherche des modèles moto pour un shooting photo. Et comme j’aime tout ce qui se finit en « O »,  je contacte directement le protagoniste du milieu moto, le co-fondateur de 4h10 et activiste chez Triumph France. Ma candidature retenue, je bloque mes deux journées de fin mars (après avoir sauté au plafond) pour vivre intensément ce shooting. Ok, on va faire des photos mais je vais surtout avoir la chance d’essayer quelques modèles de la marque Triumph que j’affectionne particulièrement et aussi rencontrer de belles personnes par la même occasion.

Le RDV matinal (très matinal, trop…) à l’autre bout de l’Ile de France n’enlève rien aux réjouissances annoncées. Petit café autour d’essais fringues de la marque Dickies. Le représentant de la marque a établi un look par modèle et le miens ressemble beaucoup à mon style quotidien. Puis sonne l’heure du départ, j’enfourche la street triple que l’on m’a confié pour la journée. Elle est toute belle, toute maniable et elle a du répondant… beaucoup trop de choses qui me ressemblent réunies, j’en sourie. Nous sommes 5-6 à nous suivre, entre les autres modèles, le photographe et Nico.

La journée se déroule à merveille. Le talentueux Daniel Beres, photographe du jour, nous dirige comme il se doit et ne manque pas d’imagination et de réactivité quand à l’utilisation de la lumière naturelle. Des allers-retours sur chemin de forêt, des « béquillages-débequillages » multiples, des « je fais semblant d’attacher mon casque » pour un résultat unique d’un cliché retenu par le maître d’œuvre. Waaaaouhhhhh, quel rendu ! Je m’extasie devant les premiers résultats.

Durant cette première journée, je fis la rencontre de Cam de Kiss’n’Vroom, cette super nana, motarde, working girl et maman. On a évidemment 36000 choses à partager. Le premier jour de shooting se solde par une répartition des bécanes utilisées pour le shooting du lendemain. Le RDV sera tôt (très tôt, trop…) mais cette fois-ci à Paris. Nico pense qu’il est plus pratique de nous laisser les motos le soir et de venir avec le lendemain.

Proposition retenue par l’ensemble de l’équipe et je tire le gros lot… la Bobber ! Ouhhhhh… Son look néo-rétro m’emballe et me fait trépigner d’envie de la chevaucher. Une fois assise dessus et le moteur allumé, la connexion entre machine et humain opère royalement. « Tu sais ce qu’il te reste à faire, vends ta street bob ! » me susurre le DM Triumph France… Mais mon cerveau est concentré sur la manipulation du petit bijoux. L’assise est parfaite, son guidon bien réglé (pour un petit format de mon genre), son bruit est parfait et sa maniabilité surprenante. Je rentre du 77 vers Paris centre dans des conditions plus qu’abominables, heure de pointe, chargée comme une jument de trait… Bref, de quoi détester un premier essai. Malgré tout, je suis en plein kiff ! Je me faufile dans l’interfile avec plaisir, je ne subis aucun déséquilibre de ma grosse sacoche. Elle réponds à chacune de mes envies. Elle est parfaite ! A l’arrivée, je m’empresse de jeter mes sacs dans l’appart’ et de repartir avec la belle pour sillonner quelques libres voies parisiennes… Avoir autant de sensations avec une moto qui n’est pas la vôtre est une sublime idylle. En un rien de temps, je suis piquée ! J’en aurais une quand je serais grande !

Le lendemain, le shooting se poursuit avec encore plus de moments magiques. Rouler en duo avec John, rigoler au cul du camion avec Cam’, tripper en forêt derrière Nicolas… Et des clichés des plus raffinés signés Daniel Beres. Un délice d’expérience…

Merci Nico !